
ROCHEFORT – Le conseiller Rudy Thérasse a débuté en rappelant qu’Écolo continuerait à soutenir la maison de repos, même par gros temps. Pouvait alors débuter une métaphore navale : «Ce qui arrive est tout sauf surprise, hélas. Dès sa conception, le navire avait des défauts. Puis il a été mis à flot sans être fin prêt : pas de plan financier sérieux, pas d’organigramme, erreurs de gestion… Incompétence, amateurisme? Je ne sais pas, malgré mes nombreuses tentatives pour en connaître davantage. Aujourd’hui, le bateau a échoué, alors que le capitaine François Bellot et ses officiers MR et PS venaient de dire, en campagne électorale, que tout était de nouveau sous contrôle. Le renflouage d’il y a un an n’a donc pas suffi. Pourtant, il représente tout de même une contribution de 320 euros par habitant sur les trois prochaines années. Voici donc des mesures plus drastiques encore : licenciements secs, mais aussi CDD non renouvelés. Autant de personnes qui ont passé un Noël noir pour cause d’erreurs commises par d’autres».
Une grande lessive?
La conseillère Marie Lecocq poursuit en envisageant l’avenir : «Nous souhaitons que lors du renouvellement des deux organes de gestion, il soit tenu compte des erreurs du passé et que désormais, d’autres personnes soient désignées. Malgré que la clé D’hondt ne débouche pas sur une représentation d’Écolo, dans les circonstances actuelles une politique d’ouverture devrait être appliquée, et nous devrions intégrer l’assemblée ». Le secrétaire Marc Installé, s’il ne remet pas la bonne volonté des administrateurs sortants en cause, se fait plus cinglant : «Les faits parlent d’eux-mêmes : certains se sont montrés défaillants et doivent donc partir. Car au final, ce sont les travailleurs qui trinquent ».
L. G.



